Les oubliés de Marawi

Lorsque le nombre de patients confirmés positifs à la Covid-19 a commencé à croître en mars 2020, les Philippines ont rapidement instauré le confinement de la population. En juillet 2020, le coronavirus semble avoir été contenu dans la ville de Marawi et aucune transmission locale n’est plus enregistrée depuis des mois. Mais les mesures de préventions mises en place ont considérablement affecté le quotidien des personnes déplacées à Marawi et ses alentours.

3 jours de marche

Depuis plusieurs mois, les équipes MSF sont de nouveau témoins de flambées de violences au Soudan du Sud, malgré la signature d’un accord de paix et la composition d’un gouvernement d’union nationale, censées mettre fin à la guerre civile qui a éclaté dans le pays en 2013.

C’était Dasht-e-Barchi

En 2014, MSF ouvre un service de soins obstétricaux et néonatals d’urgence à Dasht-e-Barchi. C’est le seul service de ce type pour les habitants de ce quartier du sud-ouest de Kaboul, la capitale afghane. Le 12 mai 2020, des hommes armés attaquent la maternité avec pour seul objectif de tuer des mères. Le bilan est dramatique : 24 personnes dont 15 femmes et une sage-femme décèdent sous les balles ce jour-là. 20 autres personnes sont blessées.

L’enfer libyen au temps du coronavirus ou l’échec des politiques d’aide humanitaire destinées aux migrants

En Libye, il n’y a pas eu de vague de patients en détresse respiratoire dans les services hospitaliers à la suite de l’apparition du premier cas de coronavirus, le 25 mars à Misrata. Il n’y a pas eu non plus d’augmentation brutale de la mortalité dans les centres de détention du pays, où des centaines de migrants, demandeurs d’asile et réfugiés sont enfermés arbitrairement dans des conditions de vie inhumaines. Mais le coronavirus a aggravé une situation déjà chaotique pour la population civile libyenne et les migrants bloqués en Libye. Sacha Petiot, chef de mission MSF en Libye, revient sur la situation dans le pays.

Idlib, le dernier chapitre sans fin de la guerre en Syrie

Abou Fadel, Hassan et Iman vivent tous les trois dans le gouvernorat d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Comme 2,7 millions de Syriens, ils ont été déplacés à de multiples reprises dans le pays, et une partie d’entre eux a finalement fui vers Idlib. Dernier bastion rebelle, que l’armée syrienne et ses alliés pilonnent lors de campagnes de bombardements massifs, Idlib abrite une population à bout de souffle après neuf années de guerre, étranglée financièrement et sans perspective. Dos au mur turc, récits croisés d’un quotidien dans une prison à ciel ouvert, marqué par l’attente, l’inquiétude et l’horreur de la guerre.

La machine à broyer

Fin 2017, des images effroyables de migrants vendus comme des marchandises en Libye faisaient le tour du monde et suscitaient une réaction en chaîne de nombreux dirigeants, en Libye, en Europe, en Afrique, promettant de prendre des mesures destinées à protéger les réfugiés et migrants d’un système d’exploitation organisée.

LESBOS, PRISON À CIEL OUVERT

Aujourd’hui, le camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos accueille plus de 20 000 personnes. Depuis 2015, MSF y est présente pour leur porter assistance. Quatre ans après l’accord signé entre l’Union européenne et la Turquie, prévoyant le maintien des migrants et réfugiés sur le sol turc, la situation des personnes en exil n’a jamais été aussi alarmante en Grèce. La pandémie actuelle de Coronavirus rend plus qu’urgente l’évacuation des camps grecs.

DOS AU MUR

Les récentes politiques migratoires imposées par les États-Unis et le Mexique prennent au piège des milliers de Centraméricains fuyant les violences dans leurs pays et les forcent à survivre dans des conditions de plus en plus précaires et dangereuses, souvent au péril de leurs vies. Sur la plus importante route migratoire au monde, les équipes MSF soignent des dizaines de milliers de migrants et de réfugiés tout au long de leur périple.